Les aliments ultra-transformés (AUT) sont un sujet de préoccupation majeur pour la santé publique, car ils sont associés à de nombreux risques pour la santé

Les dangers des AUT découlent de plusieurs facteurs : leur composition nutritionnelle, la présence d’additifs, et l’impact de leur transformation.
Les principaux dangers des aliments ultra-transformés
1. Augmentation du risque de maladies chroniques
La consommation élevée d’AUT est solidement associée à un risque accru de développer plusieurs maladies chroniques :
- Maladies cardiovasculaires : risque accru d’accidents cardiovasculaires et coronariens.
- Obésité et surpoids : les AUT sont souvent hypercaloriques et pauvres en fibres, ce qui favorise une consommation excessive de calories (jusqu’à 20 % de plus) et une prise de poids.
- Diabète de type 2 : l’augmentation du risque est quasi linéaire avec la part d’AUT dans le régime alimentaire.
- Certains cancers : des études suggèrent une association avec un risque accru de cancer, notamment du sein et cancers digestifs.
- Troubles métaboliques : y compris la stéatose hépatique non alcoolique (foie gras).
- Problèmes de santé mentale : un risque accru de dépression et d’anxiété a été observé.
2. Une faible qualité nutritionnelle
Les AUT sont généralement formulés pour être très appétents (et souvent peu coûteux), mais ils présentent un profil nutritionnel déséquilibré :
- Richesse en éléments néfastes : ils contiennent souvent des niveaux élevés de sel, de sucres ajoutés (sirop de glucose/fructose, etc.) et de graisses saturées ou hydrogénées.
- Faiblesse en éléments protecteurs : ils sont pauvres en fibres, en protéines de qualité, en vitamines et en composés bioactifs (perte de synergie due à la transformation).
3. La présence d’additifs et de contaminants
Les AUT contiennent souvent des ingrédients et substances que l’on ne trouve pas dans une cuisine classique, et dont l’impact à long terme est préoccupant :
- Additifs alimentaires : tels que les émulsifiants, colorants, édulcorants et exhausteurs de goût. Certains pourraient perturber le microbiote intestinal ou avoir des effets pro-inflammatoires ou cancérogènes (comme les nitrites dans la charcuterie).
- Composés néoformés : des molécules potentiellement toxiques (comme l’acrylamide) peuvent se former lors des procédés de transformation intensifs (fritures, températures élevées).
- Perturbateurs endocriniens : la présence de substances issues des emballages (comme les PFAS, le Bisphénol A, les phtalates) qui peuvent migrer dans l’aliment est également une préoccupation.
4. Impact sur le comportement alimentaire
Les AUT sont conçus pour être mangés rapidement et avec plaisir, ce qui affecte les mécanismes de satiété :
- Ils sont généralement moins rassasiants, ce qui conduit à une surconsommation calorique et à une perte de contrôle sur la quantité ingérée.
- La faible nécessité de mastication et la rapidité de transit intestinal peuvent également jouer un rôle dans ces effets délétères.
Comment les identifier et les limiter ?
Les AUT sont des produits prêts à consommer ou à chauffer, souvent caractérisés par une longue liste d’ingrédients industriels (isolats de protéines, sirops, amidons modifiés, additifs divers).
Exemples typiques :
- Boissons gazeuses et édulcorées
- Pains et brioches industriels
- Céréales de petit-déjeuner sucrées
- Biscuits, gâteaux et barres chocolatées industrielles
- Plats préparés et soupes en sachet/brique
- Nuggets, saucisses et charcuteries industrielles
Pour les limiter, il est recommandé de :
- Privilégier les aliments bruts ou peu transformés (fruits, légumes, légumineuses, œufs, viandes et poissons frais).
- Cuisiner davantage à la maison pour contrôler les ingrédients.
- Lire les étiquettes et éviter les produits avec une longue liste d’ingrédients ou des additifs industriels.
- Se fier au Nutri-Score : environ 80 % des AUT sont classés C, D ou E.




